5 astuces pour photographier les plantes

En tant que passionné de photographie et par la nature, voici 5 astuces de base pour photographier les plantes. Ces astuces devraient vous permettre d’obtenir de simple est belles photographies de plantes et réduire le travail de post-production.

Sommaire

1. Avoir un bon éclairage

Comme tout le monde le sait en photo, pour photographier les plantes, l’éclairage est primordial et selon l’endroit où vous allez prendre vos photos, il faudra s’y préparer et y faire très attention. En jouant avec la lumière il est possible d’obtenir de très jolis effets. Mais avant cela, il faut être à son environnement.

Si vous photographiez dans un jardin botanique par exemple, comme je l’ai fait avec le jardin botanique et exotique de Roscoff, il n’y aura pas de problèmes particuliers, car le jardin est assez ouvert sur la lumière naturelle. Même pour photographier les succulentes en serre, cette dernière étant translucide, régule parfaitement la lumière. il n’y a donc pas de violents rayons de soleil « directs », ni même d’ombres dures.

C’est donc un endroit plutôt pratique pour s’entrainer finalement. Il ne sera pas vraiment nécessaire d’avoir d’accessoires supplémentaires, à moins que vous soyez obliger de monter la sensibilité de votre appareil.

Dans ce cas il sera préférable d’utiliser un flash (avec diffuseur) ou mieux encore un éclairage à led annulaire que vous clipserez sur votre objectif. Personnellement c’est ce que j’utilise, on peut régler l’intensité de la lumière de même que la température. On a visuellement le résultat en temps réel.

Ring light

Par contre ce sera très différent si vous décidez de partir en randonnée en forêt et dans les sous-bois. Non seulement la lumière sera faible (même si notre oeil s’adapte très bien et voit « clair » 😅), de en plus il y aura une coloration grise-verte sur l’ensemble des photos prises. La balance des blancs sera totalement faussée.

Vous me direz, si on shoot en Raw ce n’est pas un problème, lors de l’importation dans le logiciel de dérawtisation on applique une correction de teinte et de température et le tour est joué. Effectivement c’est tout à fait possible. Après il est tout à fait possible aussi d’ajuster cela sur votre boitier directement. Ce qui n’empêche pas d’affiner cela en post-production ensuite.

Aussi, un petit disque réflecteur pourra être très pratique pour équilibrer votre lumière.

2. Cadrez serré pour photographier les plantes

Ce n’est pas une loi absolue, mais personnellement, je trouve qu’en photographie de plantes, on cherche à obtenir des détails, de la texture. Comme si on pouvait la toucher et la sentir. La photographie de plantes doit interpeler les sens...

Ce sera alors tout naturel de cadrer serré, et de photographier de près. Peut-être même de très très près. Dans cette optique 😉 et si vous faites beaucoup de plantes ou de fleurs, un objectif macro sera très utile et très pratique avec une focale allant jusqu’à f/32 par exemple, ce qui vous permettra un bon contrôle de la profondeur de champs. (le flou d’arrière plan très court ou profond).

A défaut d’avoir un objectif macro, vous pouvez tout à fait utiliser des solutions alternatives comme des tubes d’extensions qui vont éloigner votre capteur de la lentille et vont vous permettre de vous rapprocher et grossir votre sujet . C’est simple, pratique et bon marché. Le seul hic, est que l’on perd en quantité de lumière.

Tubes d'extension macro

Mais, Il y a encore 2 autres alternatives possibles pour photographier les plantes ou les fleurs : l’utilisation d’un smartphone ou d’un bridge ou encore d’un compact haute de gamme.

En effet, un bon smartphone permet de nos jours de faire des photos de qualité. Certains smartphones ont une telle définition et qualité de capteur / d’optique que rien ne peut vous arrêter. La distance de mise au point pouvant être très courte, cela peut être très pratique pour la prise de vue de près. Avec quelques petits accessoires pour optimiser éclairage, une application pour générer des fichiers Raw et tout est bon ! Et c’est léger !!

Le bridge peut tout aussi bien être utilisé ou le compact car eux aussi permettent de faire des mises au point très proche du sujet. Les bridges ont des options spécifiques pour la macro ou la proxi-photographie. Les compacts sont un peu comme les smartphones, nativement ils peuvent prendre de près. Je vous conseillerais de vérifier si ces derniers peuvent capturer des images sous forme de fichier Raw afin de pouvoir les développer selon vos goûts par la suite. (Penser aussi, à vérifier que vos logiciels de dérawtisation prennent bien en charge votre appareil.)

3. Mise au point

Cela va sans dire, qu’en macro-photographie ou proxi-photographie, la mise au point doit être parfaite et le piqué excellent. Pour cela, assurément un logiciel de développement Raw comme DxO PhotoLab 5 peut être très utile, il y aussi la solution plugins avec DxO PureRAW.

Ceci-étant dit, lorsque la prise de vue est bonne qualité, le rendu est nickel sur la plupart des logiciels. (Lightroom, Capture One, On1 Photo Raw, Luminar Neo… feront parfaitement l’affaire pour ne citer que ceux-là). Et bien sûr, les objectifs macros sont excellents pour çà. Qualitativement cela pourrait être un peu plus difficile avec les solutions alternatives, mais si vous avez l’intention de photographier beaucoup en macro, çà vaut le coup d’investir.

Il faudra bien évidemment faire la mise au point sur votre sujet, dans la zone où vous souhaitez attirer le regard de l’observateur. En opposition (complémentaire) la profondeur de champ (la zone de flou) va offrir une ambiance et un contexte à votre image. Ce n’est qu’après avoir parcouru la zone de netteté, que l’observateur fera le tour de la zone flou et s’imprègnera de la photo dans son ensemble. C’est grâce à ce jeu « de champ plus ou moins grand » de flou et de netteté que vous allez transmettre la première émotion. Le reste se fera en post-production.

Echeveria Cuspidata

Echeveria secunda

4. La composition

Après avoir parlé de cadrage et de mise au point, on ne pouvait pas éviter de parler de la composition. C’est un élément très important, qui à mon sens vient aussitôt après la profondeur de champ. Avec le numérique, de nos jours, il est très pratique de pouvoir jouer avec les différents outils de recadrage / composition des logiciels, de passer du mode paysage en portrait etc..

Il est facile de faire, défaire, refaire jusqu’à temps d’avoir le résultat satisfaisant, en variant l’outil de composition, comme la règle des tiers, la spirale de Fibonacci etc.. On peut abuser et tester sans fin.. profitez-en pour trouver la composition idéale en fonction de votre style et de l’émotion que vous souhaitez transmettre.

Haworthia Coarctaca
Aloe shadensis,

5. Utiliser un filtre polarisant

Jusqu’à présent nous avons parlé de photographier sous une lumière douce et diffuse, sans rayon de soleil direct, dans l’ombre d’une forêt. Mais comment faire en présence d’une lumière forte en pleine journée, dans un jardin assez exposé ? Ne pourrait-on pas utiliser des rayons de lumière en arrière-plan, dans le flou de la photo pour créer un effet, un contexte ?

C’est là que l’utilité du filtre polarisant entre en action. Pourquoi ce filtre ? c’est « le filtre » qui permet de limiter, éliminer ou je préfère dire contrôler les reflets et les exploiter à son avantage pour progresser dans on art.

On peut augmenter la vitesse d’obturation pour baisser l’exposition lors de la capture, cela permet aussi de prendre des photos à mains levées mais ce n’est parfois pas suffisant, quand les plantes et les fleurs ont une texture de surface brillante ou poilue. Les reflets persisteront et c’est ici qu’il sera indispensable d’utiliser le filtre polarisant sur son objectif.

Ce filtre nous donnera l’avantage de supprimer les reflets tout en augmentant aussi un peu le contraste et l’intensité des couleurs. Ce qui n’est pas négligeable dans certaine situation. De plus il nous fera perdre un peu en lumière, ce qui est justement parfait dans le contexte d’éclairage dure dont parlons ici.

Voilà les 5 astuces que je souhaitais partager avec vous dans cette article, j’espère que cela vous sera utile pour optimiser vos photos et évoluer dans votre art photographique,

à bientôt

David

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