Organiser ses photos est une question que tous les photographes se posent tôt ou tard. Et pourtant, il n’existe pas de réponse unique.
Faut-il classer ses images par date, par lieu, par thème, par projet ? Ce qui fonctionne parfaitement pour un reportage, un mariage ou une commande client peut devenir rapidement inefficace lorsqu’on pratique la photographie de nature, de paysage ou de voyage, sur plusieurs années.
Lorsque les images s’accumulent par milliers, l’enjeu n’est plus seulement de stocker ses photos, mais de pouvoir les retrouver rapidement, les comparer dans le temps, les retravailler, les réutiliser… sans perdre d’énergie ni de créativité.
Dans cet article, je vous partage ma façon d’organiser mes photos, issue de plusieurs années de pratique et d’ajustements. 😅 Il s’agit d’une approche pensée pour le long terme, en lien direct avec mon workflow global : de l’ingestion des fichiers RAW, au développement, jusqu’à l’archivage final sur plusieurs disques.
Ce n’est ni une méthode universelle, ni une règle à suivre à la lettre, mais une structure cohérente et éprouvée, que vous pourrez adapter à votre propre manière de photographier.
1. Pourquoi l’organisation des photos est un enjeu crucial pour un photographe ?
Organiser ses photos peut sembler être une question secondaire, presque administrative. Pourtant, avec les années et l’accumulation de milliers, voire de dizaines de milliers d’images, cette organisation devient un enjeu central du workflow photo.
Une mauvaise organisation entraîne inévitablement :
Et une photo que l’on ne retrouve pas est, en pratique, une photo inutilisable. 😰
Pour un photographe occasionnel, le problème peut rester limité. Mais dès lors que l’on photographie régulièrement — nature, paysage, voyage, projets personnels ou professionnels — la question change complètement d’échelle. Les images s’accumulent sur plusieurs années, parfois sur plusieurs disques, avec des usages variés : traitement, publication, impression, formation, archivage long terme.
C’est là que l’organisation des photos ne doit plus être pensée uniquement comme un rangement, mais comme un outil de travail à part entière, au même titre que le boîtier, les objectifs ou le logiciel de développement RAW.
Une bonne organisation doit répondre à plusieurs besoins essentiels :
Au fil du temps, j’ai compris qu’il n’existe pas une méthode universelle valable pour tous les photographes. Il existe, en revanche des principes solides, adaptables, qui permettent de construire une organisation cohérente, évolutive et durable.
Dans cet article, je vous présente donc ma façon d’organiser mes photos, en complément direct de mon article sur le workflow général (de l’ingestion des RAW jusqu’à l’archivage final). Ce n’est ni une vérité absolue, ni une méthode figée, mais une structure éprouvée sur le long terme, pensée pour des volumes importants d’images et pour un usage réel, sur plusieurs années.
2. Organiser ses photos dans des dossiers

L’organisation des dossiers est la base physique de toute gestion d’images. Avant même de parler de catalogues, de logiciels ou de filtres avancés, il y a une réalité simple : les fichiers doivent être stockés quelque part, sur un ou plusieurs disques, avec une logique simple, compréhensible et durable.
Dans cette section, je vais probablement surprendre certains photographes, car je n’organise pas mes photos principalement par date. C’est pourtant une méthode très répandue, et parfois parfaitement adaptée, mais qui, dans mon cas, s’est révélée peu pratique sur le long terme.
a) Organisation par date : une solution simple… mais limitée
Classer ses photos par date fonctionne très bien dans certains contextes :
Dans ces situations, on part d’une série d’images, on la traite, on la livre, puis on l’archive. Un dossier du type 2024-06-15_Mariage_Dupont est alors largement suffisant.
Mais pour la photographie de nature, paysage ou voyage, la problématique est différente. On retourne souvent plusieurs fois au même endroit, parfois sur des années, et l’enjeu n’est plus seulement de savoir quand la photo a été prise, mais où, dans quel contexte, et dans quelle intention photographique.
b) Mon choix : une organisation par thèmes et par lieux
Avec l’expérience, j’ai constaté une chose très simple : 🧐 je me souviens toujours des lieux où j’ai photographié, beaucoup moins des dates précises.
C’est ce constat qui a guidé toute mon organisation.
Je classe donc mes photos par grands thèmes, puis par sous-thèmes géographiques ou photographiques. Par exemple :
- Régions de France
- Bretagne
- Normandie
- Pyrénées
- Voyages étrangers
- Norvège
- Angleterre
- Espagne
Cette structure me permet :
c) Pourquoi cette organisation me fait gagner du temps
Lorsque je cherche une image, je ne pense pas spontanément en termes de date, mais en termes de :
Avec une organisation par dossiers thématiques, la première sélection est déjà faite avant même d’ouvrir un logiciel. Je n’ai pas besoin de parcourir des dizaines de dossiers chronologiques : je vais directement au bon endroit. 😎
Cela ne signifie pas que la date disparaît, elle reste présente partout (EXIF, renommage, filtres), mais elle n’est plus la structure principale. Elle devient un outil secondaire, utilisé au bon moment, et non une contrainte permanente.
Dans la section suivante, je vais justement montrer comment cette organisation par dossiers s’articule parfaitement avec :
3. Utiliser les filtres, les albums ou les collections
Une organisation par dossiers thématiques ne signifie absolument pas que l’on renonce à la chronologie. Bien au contraire.
Dans chacun de mes dossiers, les images sont naturellement dans l’ordre des prises de vues, donc par date. De plus, dès l’importation, j’utilise un renommage de fichiers intelligent qui inclut notamment les deux derniers chiffres de l’année de capture. Résultat : même affichées par nom de fichier, les photos restent chronologiquement cohérentes, que ce soit dans un logiciel photo, dans le Finder sur Mac ou dans l’explorateur de fichiers sous Windows.
a) La date reste partout… mais au bon endroit
Toutes les photos contiennent bien entendu leurs données EXIF complètes, et notamment la date de capture. Cela permet à n’importe quel logiciel de :
Autrement dit, la date n’a jamais disparu de mon organisation. Elle n’est simplement plus la structure principale des dossiers, mais un outil de filtrage extrêmement puissant, utilisé uniquement lorsque j’en ai besoin.
b) Pourquoi je ne travaille pas uniquement avec des mots-clefs 🔑
Si je devais organiser mes photos à l’inverse, c’est-à-dire partir d’un classement chronologique strict et recréer ensuite des regroupements par lieux ou par thèmes, le travail serait bien plus lourd.
Cela impliquerait :
Même si les intelligences artificielles facilitent aujourd’hui la reconnaissance des contenus, une organisation claire dès le niveau des dossiers reste, selon moi, plus rapide, plus lisible et plus robuste sur le long terme. (Avec Peakto ou On1 Photo Raw)


c) Filtres, albums et collections : le meilleur des deux mondes
Lorsque j’ai besoin de faire des recherches plus transversales, j’utilise alors les albums ou collections (selon l’appellation du logiciel).
Par exemple :
Ces collections sont créées au fil de mon travail, jamais comme une tâche administrative à part. Elles viennent s’ajouter naturellement à l’organisation existante, sans la complexifier.
d) Une recherche quasi instantanée
Grâce à cette combinaison :
La plupart des recherches sont déjà pré-filtrées avant même d’ouvrir un logiciel. Trouver une image précise me prend généralement quelques secondes, sans stress, sans fouille interminable, et sans dépendre de ma mémoire.
Cette méthode n’est évidemment pas universelle. Il existe de nombreuses façons d’organiser ses photos, toutes valables selon les pratiques. Mais pour la photographie de nature, de paysage et de voyage, sur le long terme, c’est celle qui m’a apporté le plus de confort, de rapidité et de sérénité.
Et vous comment avez-vous l’habitude de faire ? comment sont organiser vos photos ?
4. Conclusion – Une organisation au service du temps long et de la création
Organiser ses photos n’est pas une question de règles figées ou de méthode universelle. C’est avant tout une réflexion personnelle, qui doit s’adapter à sa pratique photographique, à son volume d’images et à sa manière de penser.
Dans mon cas, mon organisation par thèmes et par lieux, est enrichie par :
s’est imposée naturellement par la pratique comme la solution la plus efficace sur le long terme. (Et comme beaucoup je me suis pris la tête 😭)
Cette approche me permet de :
Il n’y a rien de plus frustrant que de savoir qu’une photo existe… sans parvenir à la retrouver. À l’inverse, une organisation claire et cohérente apporte une vraie sérénité mentale : l’esprit est libéré, disponible pour ce qui compte vraiment : la création.
Cette méthode n’est évidemment pas universelle. Mais pour ma photographie de nature, de paysage et de voyage, pratiquée sur plusieurs années et avec des volumes importants d’images, c’est celle qui m’a offert le plus de confort, de rapidité et de stabilité.
👉 Si vous voulez aller plus loin, cet article s’inscrit en complément direct de mon article sur le workflow photo global, dans lequel je détaille l’ensemble de ma chaîne de travail : de l’ingestion des fichiers RAW jusqu’à l’archivage final sur plusieurs disques.
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Merci de votre visite et lecture,
Photographiquement votre,
David








