Les 6 erreurs du photographe

Quand on débute une activité, (pour le plaisir ou professionnelle) ce sont les erreurs qui forgent le professionnalisme. Il est parfois utile de faire le point, de voir le chemin parcouru d’apprécier ce qui a été un succès, et ne pas oublier les erreurs. (C’est la maturité artistique ou professionnelle ! 😊). 

Mieux encore, serait de partager ses erreurs afin que d’autres puissent en bénéficier. C’est ce que je vous propose aujourd’hui dans cet article, partager mes erreurs qui finalement se retrouvent être fréquentes parmi les photographes.

Sommaire

Erreur 1 : Acheter toujours plus de matos !

Rien de surprenant ici. Beaucoup de photographe ont un côté artistique mais aussi une facette plus ou moins geek ! Et souvent, une tendance à associer les possibilités artistiques avec les capacités du matériel. Ceci étant dit, c’est partiellement vrai. Et nous voilà doucement en train de glisser dans l’idée d’acheter du matériel selon nos tendances artistiques du moment. Un nouveau réflecteur, une nouvelle lumière, un nouvel objectif, un peu de marketing et nous voilà techno-victime 😰 . Pour au final ne l’utiliser qu’un certain temps avant de le stocker quelque part dans la maison, voire le garage !

Pourquoi ? Pour pleins de raisons : le produit n’est pas pratique à utiliser sur le terrain, il est lourd, il y a déjà beaucoup de matériel à transporter sans çà, on ne prend forcément pas le temps de l’utiliser car on en aurait besoin 5 ou 10 minutes et on souhaite aller à l’essentiel … 

Bref je crois qu’on est tous passé par là, non ? Et le comble, on aurait même tendance à ne pas s’en débarrasser en se disant, qu’il suffit de le revendre pour le regretter et en avoir besoin. 😅

De plus, la dernière chose que l’on veut faire est de ne pas trop dépenser en achetant du matériel photo, surtout si la photographie est un passe-temps. La solution serait de déterminer nos réels besoins, ce qui n’est pas si facile.

Par exemple, si vous voulez faire du portrait avec de beaux bokeh et un éclairage particulier, essayez avec des réflecteurs maisons, jouer avec les distances, la focale etc.. Tester des astuces trouvées sur le net ou YouTube. Par la suite, si vous vous rendez compte que vous persistez dans ce créneau, que vous vous retrouver régulièrement avec le besoin d’un éclairage spécifique etc .. vous vous rendrez compte que vous avez restreint vos choix techniques progressivement, vous avez filtrer naturellement ce qu’il vous faut exactement. 

Aussi, une solution alternative avant de faire un achat important, si vous hésitez encore, est de louer. (Par exemple pour un boitier, un objectif … )

En fait, au fil du temps, garder un équipement minimal sera bien plus bénéfique qu’on peut l’imager.

Peu de matériel, permet de repousser ses limites créatifs, en faisant travailler ses méninges, connaitre et exploiter au maximum ce que l’on possède déjà, dépasser une soit-disant limite imposée par nos limites créatives, sans se disperser dans des essais techniques qui nous détourne du véritable objectif : l’évolution , la progression artistique 😍.

Erreur 2 : Ne pas vérifier la mise au point

Contrôler vos images sur le terrain

En étant sur le terrain, avez-vous déjà pris une photo apparemment magnifique au dos de votre appareil ? Pour découvrir ensuite qu’elle était floue en la visualisant sur votre ordinateur ? L’écran de votre appareil photo ne permet de vérifier la mise au point qu’en zoomant au maximum sinon il est très facile de laisser passer des images floues.

Effectivement, cela m’est arrivé à plusieurs reprises 😰 !Tous les appareils photo offrent la possibilité de zoomer vos images sur l’écran et prévisualiser vos captures. Il faut savoir prendre quelques instants pour jeter un coup d’œil sur les photos, et vous éviter une déception une fois de retour.

Comment s’assurer d’une bonne mise au point sur le terrain :

Utiliser la surbrillance et/ou les bips des collimateurs  ou encore le focus peaking : Les collimateurs deviendront colorés sur les zones de mise au point, certains appareils peuvent aussi émettre un bip.
D’une manière générale, zoomer avant de faire la mise au point. La plupart des appareils vous permettent de zoomer sur une zone, puis de finir par une mise au point.

Aussi, n’hésitez pas à sortir votre trépied pour photographier tout ce qui est immobile. Ce sera bien plus facile et bien plus stable, vous pourrez prendre votre temps, et selon la lumière vous pourrez réduire la vitesse d’obturation sans crainte. Il sera ainsi plus facile d’être focus sur le sujet.

Encore une fois, comme je le disais plus haut, testez-vous et expérimentez, ici, les modes de mise au point de votre appareil photo. Testez les différents paramètres. Essayez différents réglages pour des sujets qui s’approchent ou s’éloignent de vous, des sujets qui vont de droite à gauche et pour finir des mouvements totalement erratiques (comme des animaux ou des sportifs sur un terrain.)

Erreur 3 : Embarquer trop de matos !

Si vous êtes comme moi un photographe d’extérieur, (nature, voyages, paysages), à chaque sortie vous avez votre sac sur le dos.Et si vous êtes dans le monde de la photo depuis un petit moment, vous vous êtes probablement rendu compte, que tous les constructeurs de l’industrie essaient toujours de faire plus petit, plus léger et plus compacte. C’est aussi l’une des raisons de l’évolution actuelle vers les appareils hybrides.

Avec le temps et l’expérience, on finis par prendre de moins en moins de matériel. Au lieu de prendre 3 objectifs pour ne rien louper (grand-angle, zoom, macro), je ne part plus qu’avec un trans-standard et un second éventuellement selon si je souhaite étoffé ma galerie « macro ou paysage » ou plutôt selon où je me trouve. En montagne, j’aime prendre mon télé-zoom, en forêt le macro.

Ceci étant dit, le poids n’a jamais été trop un souci pour moi, (je suis assez solide 😋) mais étant plus léger on est tout de même plus confortable et libre pour shooter. On peut aussi partir et marcher plus loin et plus longtemps. Parfois c’est pas mal… et on profite plus agréablement de la nature ! 

Donc, limiter votre équipement peut vous offrir l’opportunité à faire belles photos d’une manière inattendue. Plus libre de vos mouvements, plus facile pour grimper, prendre de la hauteur, accéder à des endroits difficiles, et faire des meilleurs compositions.Ou encore, plus facile de s’accroupir, de prendre des positions basses et créer de la profondeur pour les paysages larges, etc…

Même chose pour les voyages. Faites des recherches pour déterminer quel équipement est réellement nécessaire. Ne craignez pas de manquer quelques choses, soyez créatif, il y a toujours un autre façon de faire.

La Lysimaque blanche, Vosges, France
La Lysimaque blanche Vosges, France

Erreur 4 : Tout miser sur la post-production

Si vous êtes comme moi, utilisateur d’appareils photo numérique, vous devez photographier en raw, cataloguer et éditer vos photos dans un logiciel de post-traitement. Éventuellement retoucher dans Photoshop pour quelques améliorations, nettoyage, changement de ciel etc.. Après tout, nous sommes des artistes. Mais comme m’ont dit tous les photographes plus expérimentés que moi,   » ne comptez pas tout faire et tout corriger en post-traitement ». 

(Lire mes articles sur le post-production)

En effet, même si tout est presque possible et réalisable techniquement sur Photoshop, non seulement il faut être un expert ( il faut pratiquer tous les jours pendant des années) mais cela est extrêmement chronophage ! Le plupart du temps, en tant que photographe on a plus vite fait de refaire la photo 😁 !

Donc lors de votre prise de vues, si quelque chose doit être corrigé, faite-le sur-le-champ et ne vous dîtes pas « Je ferai çà dans Photoshop « . Cela peut-être un objet facile à enlever en le plaçant en dehors de votre prise de vue. 

Prenez le temps avant d’appuyer sur le déclencheur, d’analyser le terrain (comme pour la composition). Vous serez plus heureux lorsque vous éditerez vos photos et le développement et la retouche n’en sera que plus fluide.

Erreur 5 : Ne pas se limiter

Soleil rouge, Vosges, France
Le chamois vosgiens !

Depuis le numérique, beaucoup de limites ont été largement repoussé. Le fait de ne plus avoir de film argentique permet de prendre autant de photos qu’une carte mémoire peut en contenir . Alors pourquoi ne pas expérimenter encore et encore ? Tester toutes les compositions qui vous viennent à l’esprit ! Moins de limites techniques nous offrent la possibilité d’ouvrir, d’élargir nos limites artistiques, alors profitons-en !

Expérimentez et ne vous dites pas,  » normalement ce n’est pas comme çà  » etc.. Faites, expérimentez, jusqu’à temps que quelque chose vous bondisse à l’oeil ! Votre art photographique va se développer, et surtout votre style, et vous allez de plus en plus aimer le faire. Vous serez en construction de votre identité d’artiste.

N’hésitez pas à faire le tour des photographes, à vous inspirer, trier ce qui vous plaît et ne vous plaît pas et complétez votre baggage. Cela est aussi un apprentissage et une évolution.

Erreur 6 : Ne pas avoir son appareil toujours prêt 

Je devrais ajouter à portée de main. C’est une erreur que je fais toujours. Il est toujours prêt oui 😅 mais pas toujours à porter de main. Mais je me soigne et cela s’arrange ! 

L’appareil prêt sous la main, c’est se donner la possibilité de répondre à une occasion, à une inspiration spontanée. Et tout simplement de s’entrainer avec régularité même si ce n’est que quelques minutes et qu’au final on jettera les photos. Mais au moins, on conditionne et on entraine son cerveau à l’analyse, au regard, à la technique et à la créativité. 

Car même les photographes professionnels ne shootent pas tous les jours. Il y a aussi des longs moments de préparation, de post-production, de gestions, de trajets  etc.. Si l’on ne pratique pas assez, on ne progresse plus, et c’est là que l’ennui s’installe et qu’on retourne par exemple à l’erreur 1, changer de matériel …

Au final, rien n’est linéaire, on avance et on évolue par pallier.  Se remettre en question,  se poser, prendre du recul, on fait le point et on repart. Et on progresse chacun sur son chemin. N’est ce pas le plus important ? Profiter du chemin tout en allant vers ses objectifs.

Voilà les 6 erreurs que je souhaitais partager avec vous. Très probablement que j’en ajouterai d’autres dans le futur !

Vous pouvez vous évader un peu en visitant mes galeries

Photographiquement votre, 

David

Merci pour votre partage...

Inscrivez-vous à la la newsletter ...

Maximum 1 mail / mois pour rester dans l'aventure

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Favicon ipad 72px

Abonnez-vous à la newsletter

Maximum 1 mail / mois

Votre mail ne sera jamais communiqué à un tiers !